Place à un débat constructif Dimanche, mai 16 2010 

Depuis que la civilisation est digne de ce nom, elle possède une dualité qui a toujours été difficile à briser. Qui est au service de qui ? L’individu ou la collectivité ? D’ailleurs, pourquoi un devrait être au service de l’autre ? Pourquoi avons-nous tant de problème à faire assoir les deux à la même table ?

Je tente, peut-être en vain, de porter le débat au dessus de tous. Il est temps que chacun porte les souliers de l’autre pour que tous se comprennent. Il ne faut pas sacrifier l’environnement pour l’économie et le contraire est aussi vrai.

Je vous invite, de façon constructive à valoriser,en bien ou en mal, l’idée apportée par ce blog. Surtout, il faut la faire évoluer, la faire travailler jusqu’à l’essouffler et de voir si elle franchi la ligne d’arrivée.

Des idées complémentaires Dimanche, mai 16 2010 

Il est évident que ces premières idées peuvent à priori être totalement irréalistes. Ceci-dit, les grands projets de ce mondes ont toujours gardé le cap sur les solutions et les outils nous permettant de contourner les problèmes. Voici encore de mes suggestions :

  • Il faut retourner aux grands succès des infrastructures de ce monde. Les projets de grande envergure ont souvent fait appel au concept de structures préfabriquées. Le tunnel Hippolyte-Lafontaine et le pont de la confédération en sont de bon exemples. Voilà une opportunité d’optimiser les coûts et la qualité du projet dans la réalisation d’un plancher urbain.
  • Je répète la suggestion des filtres des autoroutes souterraines. C’est l’occasion d’intégrer dans les projets urbains une vrai vision verte. Ça sera un laboratoire pour les générations futures et pour le salut de la terre.
  • Une augmentation de la surface résidentielle et commerciale disponible justifie un coût de projet à la hausse. Le retour se fera à long terme (malheureusement pour les politiciens en quête de mandats successifs).

Les grandes lignes Dimanche, mai 16 2010 

Voici l’essence de mes réflexions d’où découlent ma suggestion:

  • La court Turcot se trouvent entre les falaises St-Jacques et le canal Lachine, à quelques mètres sous le niveau de celui-ci. Le contexte est propice à aménager un plancher urbain au niveau du canal;
  • Sous ce plancher urbain pourrait se trouver les voies d’autoroute de la 20 entre l’échangeur St-Jacques et le quartier St-Henri, des stationnements souterrains, des couloirs de service, la voie ferrée et le reste serait remblayé;
  • Ces voies d’autoroute seraient le sous-sol des routes de surface pour le trafic léger et le transport en commun. Cet façon de faire faciliterait les éventuels entretiens qui ne seraient pas gênés par la présence d’immeubles ou de structures. Cela allège aussi la grosseur des structures souterraines;
  • À l’intérieur de cette route caché, l’air pourra être filtré (catalyseurs, pièges de carbones) et l’échangeur Turcot, indépendamment de la quantité de trafic, ne serait pas plus pollué que les quartiers avoisinants;
  • Aucune réduction de voie nécessaire, son augmentation est dans contrainte et le trafic transitaire y passera plus vite;
  • Le plancher urbain aura peu de contrainte d’aménagement et les gens pourront marcher de la falaise St-Jacques au canal Lachine sans jamais s’apercevoir que le trafic le plus important du Québec leur passent sous les pieds;
  • Comme il a été fait pour l’avenue Atwater, nous pouvons avoir l’audace de faire passer la section de la 15 sud sous le canal Lachine.
  • Presque l’entièreté de la surface sera occupée par des activités économiques et sociales qui enrichiront la ville et la province à tout point de vue;
  • Tout ceci n’est que de grandes lignes qui ne demandent qu’à être éprouvées et peaufinées afin de donner au Québécois et au Montréalais un vrai projet.

Les structures habitales de la ville de Montréal : mais encore … Dimanche, mai 16 2010 

La vision de la ville de Montréal est humaine et verte. Il est important que, dans une ville, les routes ne gobent pas les espaces de vie qui se font plus rares et plus denses.

L’idée d’installer des espaces de vie sous les structures permet de maximiser les endroits habitables et fréquentables. Mais les améliore-t-ils ?

Au lieu de vivre sous l’autoroute, pourquoi de pas vivre au dessus ? Voilà l’essence de ma suggestion : enterrons l’échangeur Turcot.

Les considérations Dimanche, mai 16 2010 

Il est important, avant de trouver une solution, de bien connaitre les considérations du projet :

  • Il faut rapidement refaire l’échangeur;
  • L’échangeur se trouve en pleine ville, entouré de quartiers résidentiels, récréatifs et industriel. Une vision local veut que le projet soit bénéfique pour la ville de Montréal et ses citoyens;
  • L’échangeur est un point de transit majeur, sinon le principal, au Québec. Y passent quantités de voyageurs, touristes et transports commerciaux qui n’y voit qu’un passage obligé;
  • Réduire la quantité de voix est contraire à une vision environnementaliste. Le trafic y sera monstre et la pollution des voitures qui ne finissent plus d’y passer sera décuplée. Il faut permettre une plus grande fluidité et capacité pour des considération environnementales et économiques;
  • Un réseau de transport est le système cardiovasculaire d’une nation. Étrangler l’échangeur c’est rendre le Québec malade à tout point de vu : économique, social, etc.;
  • Nous ne sommes pas près d’avoir une autoroute périphérique à Montréal. L’échangeur restera encore pendant des années le lieu des transits nord-sud;
  • Ce projet d’envergure est une occasion en or de plancher sur un modèle d’intégration urbaine et citoyenne d’un échangeur;
  • Les citoyens veulent moins de pollution, moins de bruit, plus d’espaces verts et une meilleure qualité de vie;
  • Oublier d’y intégrer des infrastructures majeurs de transport en commun irait dans le sens contraire du mouvement mondial qui tend vers un monde plus vert;
  • C’est un créneau à ne manquer pour exploiter le génie et l’avant garde québécoise et faire de ce projet une fierté pour les générations futures et de rayonner mondialement dans l’urbanisme.

Le choc des visions : aller plus loin Dimanche, mai 16 2010 

L’échangeur Turcot doit être refait et en découlera un des plus grands chantiers routiers qu’aura connu le Québec. Il est normal que tant de passion se déchaînent.

Au moment d’écrire ces lignes, deux grandes visions s’entrechoquent :

  • La vision provinciale et économique du ministère du transport;
  • La vision local et citoyenne de la ville de Montréal.

Laquelle devrions nous privilégier ? Aucune et toutes en même temps.

Dans un tel cas, il faut apprendre à retourner à la planche à dessins, mais à deux cette fois-ci.

C’est dans l’espoir d’arriver à un scénario convenable pour l’ensemble des montréalais, québécois et transitaires d’ailleurs qu’humblement, j’amène ma suggestion : Il faut enterrer l’échangeur Turcot !

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